Nantes : logo actu locale.fr
Actualités en FRANCE > NANTES

Publié le vendredi 24 juillet 2026 dans la rubrique Nantes

"Déconneur impulsif" avec des "pics de colère", le sexagénaire avait tenté d'étrangler sa femme pendant son sommeil

Le tribunal correctionnel de Nantes a récemment condamné un homme de 69 ans pour des actes de violence envers sa femme dans la commune de Saint-Julien-de-Vouv

Le tribunal correctionnel de Nantes a récemment condamné un homme de 69 ans pour des actes de violence envers sa femme dans la commune de Saint-Julien-de-Vouvantes, en Loire-Atlantique. Les faits se sont déroulés entre janvier 2025 et avril 2026, période durant laquelle le retraité a menacé de tuer sa conjointe si elle tentait de "refaire sa vie".

Les violences physiques et psychologiques

Les violences exercées par cet homme se sont manifestées par des coups portés à sa femme, incluant des "coups de pied, de coude" et des "claques". Ce comportement inquiétant a culminé lors d'un épisode où la victime s'est réveillée avec les mains de son mari autour de son cou, illustrant la gravité de la situation. Les filles de la victime ont alerté les autorités en avril 2026 après avoir été témoins des violences au domicile conjugal.

Un comportement inquiétant et des menaces

Le prévenu a justifié son acte par des "cauchemars" où il se battait avec sa femme. Il a également exprimé des menaces de mort à son encontre, affirmant qu'il ne tolérerait pas qu'elle "refasse sa vie". En plus des violences envers sa conjointe, il s'est montré violent envers les animaux de la maison, un de ses chiens ayant même subi un AVC après une de ses agressions, selon ses enfants.

Surveillance et contrôle

Pour surveiller les mouvements de sa femme, cet homme avait installé une caméra dans le couloir de leur domicile. Un comportement qui témoigne d’un besoin de contrôle excessif et d’une dynamique abusive au sein du couple. Lors de sa garde à vue, il a aussi admis avoir violé sa compagne il y a plus de trente ans alors qu'elle tentait de quitter le foyer pour vivre avec un autre homme. Cet autre homme avait également subi des violences de la part du prévenu.

Les conséquences pour la victime

La violence subie par la femme a engendré chez elle une "anxiété permanente" et une "perte de confiance", au point qu'un médecin légiste a prescrit une incapacité totale de travail (ITT de dix jours). La présidente du tribunal a révélé que la victime avait envisagé le suicide en mélangeant tramadol et alcool, une situation alarmante qui souligne l'impact psychologique des violences conjugales.

La décision du tribunal

Le tribunal a condamné le sexagénaire à huit mois de prison ferme, une peine qui pourra être aménagée avec un bracelet électronique. Après avoir purgé sa peine, il sera soumis à des soins psychologiques obligatoires pendant deux ans, sous peine d’un an supplémentaire de prison. En outre, il devra indemniser sa femme à hauteur de 200 euros pour le préjudice moral subi.

Restrictions et interdictions

Le prévenu se voit également interdit tout contact pendant dix ans avec sa femme, ainsi que la possession d'armes soumises à autorisation. Cette période d'interdiction inclut également l'impossibilité de se présenter à une élection pendant un an. Enfin, il ne pourra pas bénéficier de la pension de réversion de sa femme, une mesure qui empêche d'éventuels abus futurs.


Notez la rédaction de cet article !

Pertinence, clarté, qualité rédactionnelle

Ajouter un commentaire
Partenaires
Boostez votre visibilité !
Placez votre publicité ici et atteignez des habitants locaux.
Contactez-nous dès maintenant pour discuter des options de partenariat adaptées à votre marché !

Newsletter actualité Nantes

Gratuit, inscrivez-vous pour recevoir les actualités de Nantes directement dans votre boîte mail.

Désinscription possible à tout moment.

Nantes : Plus d'articles