Publié le mardi 22 septembre 2026 dans la rubrique Normandie
Grève des employés de la cimenterie de Ranville pour défendre leur avenir
Grève à la cimenterie de Ranville
Ce mardi 22 septembre à 5 heures du matin, les travailleurs de la cimenterie de Ranville, située dans le Calvados, ont lancé une grève d'une journée. Cette action survient une semaine après l'annonce de la « fermeture envisagée » du site par le groupe Heidelberg Materials. Les employés espèrent ainsi renforcer leur union avant les négociations à venir avec la direction.
Une annonce difficile à digérer
Les salariés ont ressenti un choc après l'annonce de la restructuration prévue. Damien Dumaine, électricien et délégué CGT, exprime l'incompréhension des employés : « On est l’usine qui atteignait tous les objectifs en France. » Il souligne que la cimenterie, en activité depuis 1961, a toujours répondu aux demandes du marché local sans interruption. Pourtant, Heidelberg Materials justifie sa décision par une surcapacité de production et des coûts environnementaux qu'impose la mise aux normes de l'usine.
Le sentiment de gâchis
Eric Martin, gestionnaire de maintenance, évoque un sentiment d'injustice. Après 27 ans au sein de l'entreprise, il constate que le site reste compétitif. « On gagnait de l’argent sur le site de Ranville », assure-t-il. Cependant, il reconnaît que l'annonce de fermetures précédentes avait déjà laissé planer un doute sur l'avenir des employés.
Un rassemblement pour l'avenir
Pour Tony, opérateur salle de contrôle et délégué FO, la grève sert à rassembler les salariés et à exprimer leur tristesse face à la perte imminente de leurs emplois. « On n’est pas là pour l’espoir. » Cette journée a pour but de montrer aux élus que les travailleurs sont solidaires, surtout avant les négociations qui s'annoncent délicates.
Les prochaines étapes
Les discussions entre la direction et les représentants des salariés débuteront dans quelques jours et devraient durer environ deux mois. Les employés espèrent obtenir des compensations significatives, même si la perspective d'un Plan de Sauvegarde pour l'Emploi (PSE) ravive des souvenirs douloureux. Éric Martin souligne que beaucoup parmi eux ont déjà traversé des périodes difficiles liées à des restructurations et que l'impact psychologique pourrait être lourd.
Vers un nouvel avenir
Malgré la résignation ambiante, Éric Martin commence à envisager l'avenir. « Faut rebondir. » Il sait que la transition ne sera pas simple pour tous, mais il est conscient qu'il faut se préparer à de nouvelles opportunités. Tony partage ce sentiment tout en rappelant que l'important est de garder le moral et de se projeter, même si cela s’annonce compliqué pour les employés ayant une longue ancienneté.


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