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Publié le dimanche 04 octobre 2026 dans la rubrique Normandie

"Guet-apens", "Chasse à l'homme" : la police a-t-elle répondu de manière disproportionnée aux manifestations de lycéens à Caen ?

Violences policières lors des manifestations Vendredi 2 octobre 2026, à Caen, deux lycéens de 15 ans accusent la police d'avoir recours à des violences exce

Violences policières lors des manifestations

Vendredi 2 octobre 2026, à Caen, deux lycéens de 15 ans accusent la police d'avoir recours à des violences excessives lors des manifestations près du lycée Malherbe. L'un d'eux, Arthur, a été placé en garde à vue pendant 20 heures après son interpellation par des agents de la brigade anti-criminalité (BAC).

Des interpellations jugées disproportionnées

Arthur raconte avoir été arrêté alors qu'il participait à un blocage de son lycée. "Ils m'ont crié de ne pas bouger, de me taire, et m'ont menotté", décrit-il. Selon lui, la situation a rapidement dégénéré, et il a eu l'impression d'être piégé par les forces de l'ordre. "C'est comme s’ils nous avaient tendu un guet-apens", ajoute-t-il. Il évoque une ambiance de guerre et de chasse à l'homme, se demandant pourquoi une telle force a été déployée contre des lycéens pacifiques.

Des témoins choqués par la violence

Enzo, un autre lycéen présent lors des événements, témoigne également du climat de peur. Il a vu son ami se faire interpeller et a décrit la scène comme terrifiante. "J'ai failli tomber, mais j'ai réussi à courir. Ils étaient agressifs et m'ont fait peur", se souvient-il. Il s'interroge sur la nécessité de mobiliser la BAC contre des mineurs. "Pourquoi une telle chasse à l'homme à Caen?", questionne-t-il.

Des vidéos pour immortaliser les faits

Un témoin, Martin, un ingénieur en informatique, a filmé l'interpellation d'Arthur. "En tant qu'adulte, je trouve cela choquant. On voit des agents de la BAC utiliser une force démesurée pour s'en prendre à des lycéens", affirme-t-il. Il considère que la présence d'une caméra peut aider à garantir un certain contrôle sur les actions des forces de l'ordre.

Un blocus pacifique qui a mal tourné

Mathieu, un autre lycéen, était à proximité lors de l'interpellation. Il dénonce l'organisation d'un guet-apens par les forces de l'ordre. "Il n'y avait pas de violence de notre part. Les CRS avaient repris le contrôle, et nous étions pacifiques", explique-t-il. Il accuse les agents de la BAC d'avoir interpellé des jeunes qui n'avaient rien fait de mal.

Conséquences pour Arthur

Après sa garde à vue, Arthur devra se présenter à l'hôtel de police dans quelques mois pour un rappel à la loi. Bien que son casier judiciaire reste vierge, il ne peut s'empêcher de se questionner sur les motivations des forces de l'ordre. "On était là pour se faire entendre. Pourquoi nous avoir embarqués?", conclut-il, encore marqué par cette expérience.


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