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Publié le mardi 16 juin 2026 dans la rubrique Normandie

Quatre membres d'une famille jugés pour le meurtre de Medhi Petit à Trouville-sur-Mer

Six ans après sa mort, le procès de quatre membres d'une famille s'ouvre à Caen pour le meurtre de Medhi Petit, tué pour une dette de 60 euros. Verdict attendu vendredi.

À Trouville-sur-Mer (Calvados), six ans après la mort de Medhi Petit, abattu dans la nuit du 15 au 16 mai 2020, le procès s’ouvre ce mardi 16 juin devant la cour d’assises de Caen. Quatre membres d’une même famille comparaissent pour meurtre et dissimulation de scène de crime.

Une dette de 60 euros à l’origine du drame

Medhi Petit, 33 ans, employé dans une société d’hygiène, entretenait un différend avec la famille occupant un logement de la station balnéaire. Selon Ouest-France, des échanges de SMS au sujet d’une "dette ancienne d’une soixantaine d’euros" ont conduit à un rendez-vous fixé au domicile des accusés. La victime s’y est rendue avec un ami. La situation a dégénéré. Les deux hommes ont pris la fuite. Des coups de feu, "vraisemblablement tirés avec un fusil depuis le logement", ont retenti. Medhi Petit s’est effondré dans la rue.

Quatre accusés, des rôles distincts

Sur le banc des accusés prennent place trois femmes – âgées de 58, 41 et 30 ans – et un homme de 34 ans. Il s’agit de la mère, de sa fille, de son ex belle-fille et, toujours selon Ouest-France, du compagnon de la fille. Les investigations doivent déterminer la part exacte de chacun dans la nuit du drame et l’imputabilité des tirs mortels.

Seule la plus jeune femme, placée sous contrôle judiciaire, est jugée pour meurtre. Elle nie être l’auteure des coups de feu. Les trois autres accusés comparaissent pour modification de l’état des lieux d’un crime afin de faire obstacle à la manifestation de la vérité.

La défense de la principale accusée conteste les preuves

Me Kian Barakat, avocat de la jeune femme, remet en cause l’imputabilité du tir mortel. "Elle est la seule renvoyée pour ce crime alors même que se pose véritablement la question de savoir si c’est elle qui, cette nuit-là, a mortellement atteint la victime avec son tir", déclare-t-il. "J’ai le sentiment qu’on s’est privé de la possibilité de parvenir à faire la lumière sur toute la vérité dans ce dossier."

La principale accusée a déjà été écrouée par le passé dans le cadre d’un trafic de drogue. Elle encourt aujourd’hui trente ans de réclusion criminelle.

Dissimulation : trois accusés se défendent

Parmi les trois autres, la quinquagénaire a déjà été jugée pour un meurtre survenu en 1998 à Équemauville, près de Honfleur, pour lequel elle avait été acquittée. Dans ce dossier, sa défense conteste toute intention de dissimulation. Me Dury Gherra, son avocate, assure que sa cliente n’a "rien dissimulé" et qu’elle "était en train d’appeler les gendarmes" au moment des faits.

Le seul homme impliqué dans l’affaire aurait, selon le source, "sept condamnations au casier judiciaire". Il encourt, aux côtés des deux autres femmes, trois ans de prison.

Verdict attendu vendredi

Le procès, prévu sur quatre jours, doit revenir en détail sur les circonstances de la nuit et sur les responsabilités de chacun. Le verdict est attendu pour le vendredi 19 juin.


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