Paris : logo actu locale.fr
Actualités en FRANCE > PARIS
Words fight
Image à des fins esthétiques. ⚠️ Signaler la photo ou l'article comme inapproprié - © Crédit photo unsplash : Markus Winkler.

Publié le vendredi 17 juillet 2026 dans la rubrique Paris

Guerre des mots à Paris : Emmanuel Grégoire attaque Rachida Dati en diffamation

Emmanuel Grégoire engage une action en diffamation contre Rachida Dati suite à des accusations sur le scandale du périscolaire. Contexte judiciaire tendu.

Paris (75) – La guerre des mots entre la majorité municipale et l’opposition franchit un nouveau palier judiciaire. Vendredi 17 juillet, le Conseil de Paris a donné son feu vert à Emmanuel Grégoire, maire PS de la capitale, pour engager une action en diffamation au nom de la Ville contre Rachida Dati. L’édile, qui était aussi son adversaire lors des dernières municipales, est visé pour une série de tweets liés au scandale du périscolaire. L’information, confirmée par l’entourage du maire à franceinfo, s’appuie sur une délibération votée en séance.

Des tweets qui mettent le feu aux poudres

Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et coprésidente du premier groupe d’opposition, n’a pas mâché ses mots sur X (ex-Twitter). Le 18 mai, elle écrivait : « Depuis 2015, Emmanuel Grégoire savait, sur signalement de Jean-Pierre Lecoq [le maire LR du 6e], et en dix ans rien n’a été fait ! » Une charge directe, qui accuse l’ex-adjoint d’Anne Hidalgo d’avoir laissé pourrir une situation alarmante. Huit jours plus tard, le 26 mai, elle enfonçait le clou : « L’équipe d’Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire a déplacé, en connaissance de cause, des prédateurs sexuels d’une école à une autre sans jamais saisir la justice. » Pour la candidate malheureuse de la droite aux municipales de mars, la mairie encourrait une responsabilité pénale, puisque le recrutement des agents du périscolaire relèverait de sa compétence exclusive.

Une « procédure-bâillon » dénoncée par l’opposition

La délibération adoptée par la majorité socialiste est cinglante : ces propos « portent manifestement atteinte à l’honneur et à la considération de la Ville de Paris, en la présentant comme ayant sciemment favorisé la perpétuation d’infractions sexuelles et organisé leur dissimulation ». Mais dans l’hémicycle, l’ambiance était tendue. Jean-Pierre Lecoq, le maire du 6e, a fustigé une « procédure-bâillon », « payée par le contribuable parisien ». Selon lui, il s’agit d’un « règlement de comptes, une entreprise mesquine de diversion ». L’Insoumise Sophia Chikirou a abondé : « Si vous estimez que votre honneur personnel est mis en cause, attaquez en votre nom ! » Elle a jugé la démarche de l’édile socialiste « assez lâche ». Les deux principaux intéressés, Grégoire et Dati, étaient absents des débats – comme l’exige le règlement intérieur du Conseil.

Un signalement parallèle à la procureure

Cette plainte intervient dans un climat déjà électrique. En juin, une vingtaine d’élus de droite et du centre, rejoints par le groupe de Sophia Chikirou, ont saisi la procureure Laure Beccuau sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale. Leur signalement met directement en cause la responsabilité pénale de la Ville dans le scandale du périscolaire. Une épée de Damoclès qui plane sur la majorité, alors que le Conseil de Paris choisit de contre-attaquer par la voie de la diffamation. Le duel judiciaire promet d’être serré, avec deux lectures antagonistes des faits : d’un côté, une opposition qui dénonce une tentative de museler toute critique ; de l’autre, une mairie qui défend son honneur et celui de ses agents. Reste à savoir quelle version les tribunaux retiendront.


Notez la rédaction de cet article !

Pertinence, clarté, qualité rédactionnelle

Ajouter un commentaire
Partenaires
Boostez votre visibilité !
Placez votre publicité ici et atteignez des habitants locaux.
Contactez-nous dès maintenant pour discuter des options de partenariat adaptées à votre marché !

Newsletter actualité Paris

Gratuit, inscrivez-vous pour recevoir les actualités de Paris directement dans votre boîte mail.

Désinscription possible à tout moment.

Paris : Plus d'articles