Publié le mardi 09 juin 2026 dans la rubrique Paris
Paris : 132 animateurs périscolaires suspendus, la moitié pour violences sexuelles
À Paris, la situation des animateurs du périscolaire soulève des inquiétudes croissantes. Depuis le début de l'année 2026, un total de 132 animateurs ont subi des suspensions, dont 52 en raison de soupçons de violences sexuelles. Ce constat alarmant a été communiqué par Emmanuel Grégoire lors d'une visite dans une école de la capitale, le 9 juin.
Une augmentation préoccupante
Le chiffre de 132 suspensions représente une hausse significative par rapport au précédent bilan publié début avril, qui faisait état de 78 animateurs suspendus, dont 31 pour des motifs liés à des violences sexuelles ou sexistes. Cette augmentation met en lumière des problématiques graves au sein des structures périscolaires de la ville.
Des mesures en réponse à la crise
Emmanuel Grégoire a précisé que chaque suspension entraîne automatiquement le déclenchement d'enquêtes administratives, ainsi que des saisines du parquet. Cela témoigne d'une volonté de transparence et de rigueur dans le traitement de ces affaires. Le maire socialiste, qui avait déjà promis en avril un plan d'action d'une valeur de 20 millions d'euros, a annoncé la création d'une commission d'enquête indépendante. Cette commission, dirigée par l'ancien juge des enfants Antoine Garapon, a pour mission d'analyser les événements et de proposer des recommandations.
Un enjeu de confiance
Emmanuel Grégoire a exprimé son souhait de comprendre les défaillances possibles dans l'organisation actuelle. Il a insisté sur la nécessité de tirer des enseignements des situations passées pour restaurer la confiance des parents et garantir la sécurité des enfants au sein des établissements scolaires. La mise en place de cette commission doit ainsi permettre d’étudier en profondeur les dysfonctionnements et d’améliorer les protocoles en vigueur.

