Publié le lundi 03 août 2026 dans la rubrique Suisse
La réallocation des fonds suisses : un débat sur l'aide humanitaire et le développement
Réactions des ONG
Barbara Hintermann, directrice de l'ONG Terre des hommes, a exprimé son mécontentement lors de son passage sur La Matinale de la RTS. Bien qu'elle reconnaisse le rôle crucial de l'aide humanitaire, elle la qualifie de "sparadrap" face à des problèmes structurels. Pour elle, l'aide humanitaire est essentielle pour sauver des vies, mais elle ne peut remplacer les efforts de développement à long terme.
Les réussites de l'aide au développement
Hintermann rappelle que l'aide au développement a permis de réduire la pauvreté extrême de 39% au cours des trente dernières années. Selon elle, il est impératif d'investir sur le long terme pour prévenir les conflits futurs et les migrations massives. Elle considère donc le choix du Conseil fédéral d'investir dans l'humanitaire au détriment de l'aide au développement comme une erreur.
Appel à un soutien accru à Genève
La directrice de Terre des hommes appelle également à un renforcement du soutien à Genève, qui est un centre international important. Elle souligne que la Suisse doit investir dans son rayonnement diplomatique tout autant que dans son rayonnement économique. Selon elle, le pays doit réagir face aux organisations qui commencent à quitter Genève à cause des coupes budgétaires.
Impact des coupes américaines
Hintermann met en lumière les conséquences des coupes d'aide décidées par Donald Trump, qui affectent l'ensemble du système d'aide international. Elle évoque un "désengagement énorme" des États-Unis, un partenaire fiable depuis 60 ans, ce qui pourrait avoir des implications tragiques. Une étude récente évoque jusqu'à 700 000 décès pouvant résulter de cette réduction de l'aide américaine, avec des millions de vies menacées si cette tendance se poursuit.
Dépendance à l'aide américaine
Elle reconnaît une "certaine dépendance" envers l'aide des États-Unis, notant qu'aucun pays ne peut combler ce vide. Les États européens semblent aussi s'engager dans une réduction de leur coopération internationale. Bien que la philanthropie puisse aider, elle ne pourra pas remplacer l'apport américain.
Une lueur d'espoir
Cependant, Barbara Hintermann voit un rayon d'espoir dans les récents engagements des États-Unis, notamment les 600 millions de dollars accordés à GAVI, l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation. Elle espère que ces engagements se poursuivront à l'avenir.


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