Publié le mardi 08 septembre 2026 dans la rubrique Suisse
"Mensonge", "fiasco" et "amateurisme": le rapport sur le F35 fait bondir la classe politique
Un rapport qui fait polémique
La récente publication d'un rapport sur les négociations concernant l'achat des F-35 a suscité une vive réaction au sein de la classe politique en Suisse. Située à Berne, cette situation met en lumière des doutes sur la gestion des relations entre le gouvernement suisse et le Département de la défense américain.
Des accusations de mensonge
Jean-Luc Addor, conseiller national UDC, n’a pas mâché ses mots en qualifiant de "mensonge" l'idée qu'un prix fixe ait été convenu pour les F-35. Il remet en question la crédibilité des responsables qui ont défendu cette position, en s'interrogeant sur le rôle d'un cabinet d'avocats engagé à des coûts exorbitants pour valider ce qu'il appelle un mensonge. Selon lui, la situation était biaisée dès le départ, favorisant l'acquisition de ces avions de combat.
Un manque de clarté dénoncé
Simone de Montmollin, conseillère nationale PLR, évoque quant à elle un "amateurisme" flagrant dans la gestion de ce dossier. Elle souligne l'importance d'un rapport de confiance entre le gouvernement et le Parlement, précisant que les parlementaires doivent disposer d'informations claires, en particulier sur des décisions d'une telle envergure. La nécessité d'approfondir les enjeux posés par ce rapport est mise en avant pour éviter de futures incompréhensions.
Un fiasco reconnu
Carlo Sommaruga, conseiller aux États socialiste, a qualifié la situation de "fiasco total" et a demandé à ce que l'opération F-35 soit suspendue. Il rappelle que ce n'est pas le premier échec rencontré dans le cadre des acquisitions militaires, citant également les achats de drones israéliens et de systèmes Patriots. Sommaruga plaide pour un réexamen des partenariats d'armement, en suggérant que la Suisse devrait se tourner vers des fournisseurs européens.
Les alternatives à envisager
La question de la résiliation du contrat se pose avec acuité. Jean-Luc Addor appelle le Conseil fédéral à évaluer les conséquences financières d'une telle décision, tout en explorant les options d'achat d'autres systèmes nécessaires aux missions des forces aériennes. Pour lui, il est crucial de s'assurer que les futurs partenaires d'armement soient fiables.
Simone de Montmollin reconnaît l'importance de tenir compte de la situation actuelle et des alternatives disponibles. Elle évoque le besoin d'étudier sérieusement les implications d'un éventuel abandon des F-35, tout en disant qu'il est vital de respecter la décision populaire en faveur de l'achat de nouveaux avions. Elle conclut en affirmant que, bien que le contexte ait changé depuis 2022, la nécessité d'acquérir des avions reste intacte.
Vers une réflexion approfondie
Carlo Sommaruga, tout en exprimant son soutien à l'achat d'avions, souligne que des alternatives telles que le Rafale doivent être envisagées. Il évoque également les possibles pénalités d'une résiliation, mais reste optimiste quant à la possibilité d'obtenir ces avions européens plus rapidement que les F-35, même si cela implique des coûts différents.


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