Publié le vendredi 28 août 2026 dans la rubrique Suisse
Refuges contre la canicule, les piscines romandes enregistrent une affluence record
Affluence record dans les piscines romandes
Les étés caniculaires ont toujours attiré les foules vers les piscines, et cette année ne fait pas exception. Dans les grandes villes romandes, les chiffres de fréquentation explosent. À Lausanne, par exemple, les entrées ont atteint 200 000, suivies par Fribourg avec 150 000, Genève avec 130 000, Neuchâtel et Sion qui frôle les 100 000, et enfin Moutier avec 40 000. Ces données, bien que non définitives, témoignent d'une saison estivale marquée par une affluence sans précédent.
Des records historiques battus
Les piscines romandes se réjouissent de ces chiffres impressionnants. Certaines installations ont dépassé leurs anciens records historiques, égalant même les niveaux de fréquentation observés durant l'été 2003, connu pour sa chaleur intense. Les journées de pointe ont vu des pics d'affluence atteignant environ 3 000 baigneurs dans la plupart des piscines. À Bellerive, à Lausanne, ce chiffre a même dépassé les 10 000 personnes en une seule journée, une situation qui a entraîné des ajustements dans la gestion de l'entrée.
Gestion de la surfréquentation
Cette affluence massive a conduit certaines piscines à atteindre leur capacité maximale, les obligeant à réguler temporairement les entrées. Pour les exploitants, cette situation pose des défis. La nécessité de renforcer les équipes de surveillance a conduit à des coûts supplémentaires, comme l'explique Marco Fernandez, président de l'association des piscines romandes et tessinoises, dans une interview à La Matinale. L'augmentation de la fréquentation ne se traduit pas automatiquement par des bénéfices financiers. Les dépenses doivent également être prises en compte.
Impact sur les coûts d'exploitation
Les coûts liés à la gestion de l'eau constituent un autre enjeu majeur. Avec la chaleur, le traitement de l'eau devient plus coûteux, tant en termes de purification que de renouvellement. Les piscines doivent traiter l'eau pour éviter qu'elle ne se réchauffe trop, ce qui engendre des dépenses supplémentaires. Cette réalité complique la situation économique des exploitants, qui doivent jongler entre une hausse des revenus et des charges en constante augmentation.
Un été qui n’est pas encore terminé
Alors que la saison estivale touche à sa fin, il est encore trop tôt pour évaluer l'impact total de cette affluence record sur les chiffres d'affaires des piscines romandes. La plupart d'entre elles resteront ouvertes jusqu'à mi-septembre, offrant encore de nombreuses journées aux baigneurs en quête de fraîcheur. L'été 2023 restera gravé dans les mémoires comme une période exceptionnelle pour les piscines de la région, tant par son climat que par son affluence.


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