Publié le jeudi 23 juillet 2026 dans la rubrique Suisse
Un ancien député suisse accusé de violences sexuelles sur plusieurs victimes
Un scandale secoue le canton d'Argovie, en Suisse, où l'ancien député P.F., membre de l'UDC, est accusé d'avoir abusé sexuellement de plusieurs victimes, dont son ex-épouse. Les révélations, relayées par la SRF, mettent en lumière des actes odieux ayant eu lieu sur une période prolongée.
Des accusations graves
Les premières informations relatives à cette affaire ont émergé en début de semaine, faisant état de trois victimes. L'accusé, alors en fonction au Grand Conseil argovien, est soupçonné d'avoir drogué et agressé sexuellement ces femmes. La situation a pris une tournure encore plus inquiétante avec l'implication de son ancienne femme, qui aurait été abusée à 140 reprises.
Le calvaire de l'ex-épouse
Selon l'acte d'accusation consulté par nos confrères, l'ex-épouse de P.F. aurait subi un véritable calvaire durant plusieurs années. Les faits auraient été commis entre fin 2008 et l'été 2021, période durant laquelle le couple était encore marié. Les abus sont décrits comme systématiques, avec des méthodes troublantes.
Un mode opératoire choquant
P.F. aurait utilisé des substances comme le GHB, souvent désignée comme la « drogue du violeur », ainsi que des sédatifs et des somnifères achetés en ligne. Ce schéma d'agression rappelle des affaires anciennes, telles que celle de Gisèle Pelicot, dont les victimes avaient également subi des abus sous soumission chimique.
Les autres victimes
En plus de son ex-femme, deux autres victimes sont également mentionnées. Une mère et sa fille, dont la plus jeune n'avait que 15 ans au moment des faits, auraient subi 44 agressions sexuelles de la part de l'ancien élu. La gravité des accusations ne cesse d'augmenter, avec des actes commis sur des mineurs et des agressions violentes.
La réponse de la justice
P.F., actuellement en détention provisoire depuis plus de deux ans, conteste une partie des accusations. Toutefois, il fait face à de lourdes charges, incluant des viols aggravés, des actes sexuels sur mineur et des tentatives de meurtre. Le Ministère public argovien a requis une peine de prison à vie, soulignant la gravité des actes reprochés à l'ancien député.
Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la sécurité des victimes et l'efficacité du système judiciaire face à des crimes d'une telle ampleur. Au fur et à mesure que l'enquête se poursuit, la communauté argovienne reste sous le choc de ces révélations tragiques.


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