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Publié le vendredi 28 février 2025
"Yverdon en émoi : Dessemontet dénonce un deepfake et appelle à protéger la parole des élus"
La tension est palpable à Yverdon alors que le second tour de l'élection complémentaire à la Municipalité approche ce dimanche.
Ce scrutin s'annonce crucial depuis le décès en octobre dernier de Jean-Claude Ruchet, membre du Parti socialiste, laissant un siège vacant.
Les candidats encore en lice sont le socialiste Julien Wicki, qui avait obtenu 39,46% des voix au premier tour, et le candidat indépendant, ancien membre de l'UDC, Ruben Ramchurn, qui a récolté 30,93%.
La campagne de ce deuxième tour a été marquée par un climat de tension, amplifié par des menaces sérieuses à l'encontre de plusieurs élus, dont Pierre Dessemontet, syndic socialiste, ainsi que la municipale PLR Christiane Weiler.
Ce dernier bénéficie depuis plusieurs mois d'une protection policière suite à ces menaces, et la police a récemment identifié un individu potentiellement responsable.
Un nouvel incident a agité la campagne cette semaine : Pierre Dessemontet a été la cible d'une vidéo montée en «deepfake» qui a circulé sur un groupe Facebook local.
Au cours de cette diffusion, sa voix a été falsifiée et son image utilisée, sans son consentement, pour transmettre des propos qu'il n'a jamais tenus.
Il a dénoncé cette usurpation comme inacceptable.
Malgré le retrait rapide de la vidéo, Dessemontet a décidé de porter plainte, soulignant que déformer la parole d'un élu dans un débat démocratique est inacceptable.
Il a également critiqué Ruben Ramchurn, l'un des administrateurs du groupe, affirmant que ce dernier nuit à la vie politique yverdonnoise depuis de nombreuses années.
Pour sa part, Julien Wicki estime avoir mené une campagne solide dans un contexte très compétitif, tout en se refusant à faire des prédictions pour le résultat de dimanche.
Ruben Ramchurn, quant à lui, a qualifié cette campagne de positive et a déclaré qu'il accepterait le résultat, qu’il soit élu ou non, affirmant qu'il s'engagerait à respecter la collégialité s'il accède au poste.