Publié le lundi 27 juillet 2026 dans la rubrique Toulouse
Fibre Excellence : le site de Tarascon liquidé, Saint-Gaudens retient son souffle, le projet de reprise porté par Mathieu Pigasse rejeté
La situation des salariés de Fibre Excellence à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, est devenue critique après le rejet du projet de reprise par Matthieu Pigasse. Cette décision a été annoncée alors que les employés attendaient avec anxiété le verdict du tribunal de commerce. Le site de Tarascon a été placé en liquidation judiciaire, laissant les travailleurs de Saint-Gaudens dans l’incertitude.
Les enjeux d'une reprise incertaine
Bien que le site de Saint-Gaudens ait obtenu un sursis, il est conditionné à la présentation d'un nouveau projet d'ici mercredi prochain. Les dirigeants ont accordé un délai après le versement d'une garantie financière de 2 millions d'euros, permettant ainsi de prolonger l'échéance jusqu'à la fin août. Ce temps supplémentaire pourrait être crucial pour élaborer une offre de reprise solide.
Les déclarations des représentants syndicaux
Cédric Caubère, responsable CGT de la Haute-Garonne, a précisé que le tribunal rendra son verdict pour Saint-Gaudens mercredi, tandis que celui concernant la CEPSO suivra quelques jours plus tard. Les deux dossiers sont interconnectés dans le cadre du projet de reprise. Sur le terrain, les salariés expriment leur frustration face à ce qu'ils considèrent comme un abandon de l'État. "Tarascon et Saint-Gaudens, c'est la même équipe", rappellent-ils, soulignant l'impact de la décision sur leurs vies.
Une attente insupportable
Un nouvel industriel a récemment manifesté un intérêt pour le site, mais son identité reste confidentielle. Les discussions actuelles portent sur les conditions financières d'une éventuelle reprise. "Tout dépendra de l'accord financier qui pourra être trouvé. Cette attente est un véritable supplice", déclare Sébastien Oustric, représentant syndical. L’incertitude quant à l'avenir de l'entreprise pèse lourdement sur le moral des salariés.
Des scénarios face à l'incertitude
Deux options se dessinent : soit le tribunal accorde un délai supplémentaire pour finaliser l'offre, soit il prononce la liquidation tout en maintenant temporairement l'activité. Dans les deux cas, il demeure une possibilité de reprise, ce qui laisse entrevoir un espoir. Cependant, l'absence d'informations sur le nouvel industriel exacerbe les craintes des travailleurs. "Nous sommes dans l'incertitude la plus totale", ajoute Oustric, inquiet de la tournure des événements.
Une crise aux répercussions plus larges
Pour Pauline Salingue de la CGT, ce qui se passe dépasse le simple avenir de l'usine. Elle souligne l'importance des papetiers dans la gestion durable des forêts, surtout à l'heure où les incendies en Gironde rappellent la nécessité d'une gestion responsable. "L'État ne prend plus ses responsabilités", affirme-t-elle, appelant à une prise de conscience collective.
Réactions politiques et mobilisation
Les réactions politiques se multiplient. Carole Delga appelle à la mobilisation pour sauver les emplois et promouvoir une offre de reprise solide. Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l'Industrie, a aussi confirmé l'intérêt d'un nouvel industriel et a promis un soutien des services de l'État en collaboration avec les Régions Occitanie et Sud, peu importe la décision du tribunal.
Un espoir persistant
Malgré l'incertitude, Cédric Caubère garde espoir. "Nous avons des raisons d'être optimistes tant que le tribunal laisse ouverte la possibilité d'une reprise", conclut-il. Les salariés restent mobilisés, attendant des nouvelles qui pourraient redonner vie à leurs emplois et à l'avenir de l'entreprise.


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