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Publié le dimanche 18 octobre 2026 dans la rubrique Toulouse

"On est choqués de voir comment cette violence peut s'installer rapidement" : un sentiment de gâchis à Toulouse

Toulouse, en Haute-Garonne, se remet difficilement d'une nuit marquée par des violences et des pillages. Les commerces, désormais désertés, portent encore l

Toulouse, en Haute-Garonne, se remet difficilement d'une nuit marquée par des violences et des pillages. Les commerces, désormais désertés, portent encore les stigmates de cette agitation. Les alarmes résonnent dans les rues, témoignant de l'ampleur des dégâts et de la confusion des passants, visiblement choqués par la scène qui s'offre à eux.

Un sentiment de désolation

Les témoignages des Toulousains reflètent une profonde tristesse. "Ça fait mal au cœur, mal. Ça donne envie de pleurer", confie une femme, visiblement émue en observant les vitrines brisées. Un homme, quant à lui, s'interroge sur la rapidité avec laquelle la violence a pris le dessus : "C'est inimaginable, et on est choqués de voir comment cette violence peut s'installer rapidement, dégénérer."

Une manifestation pacifique perturbée

Ce samedi, plus de 32 000 personnes, selon la préfecture, ont défilé à Toulouse pour exprimer leurs revendications. Les syndicats avancent le chiffre de 80 000 manifestants. Parmi eux, de nombreux lycéens et travailleurs cherchaient à défendre leurs droits et à revendiquer un meilleur pouvoir d'achat. Cependant, la situation a rapidement échappé à tout contrôle lorsque plusieurs centaines de casseurs, visiblement préparés, se sont infiltrés dans le cortège.

Des affrontements violents

La tension est montée d'un cran au point d'arrivée de la manifestation. Des groupes ultra-violents ont mis la pression sur la place du Capitole, qui était interdite d'accès. "Les manifestations ont été totalement dévoyées, à la fois par des casseurs, j'ai presque envie de dire des casseurs professionnels, puis après, des jeunes", a commenté Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse. Cette nuit-là, de jeunes pilleurs ont profité de la situation pour s'en prendre à plusieurs commerces.

Une intervention nécessaire

La police municipale et la Brigade Anti-Criminalité (BAC) ont dû intervenir pour mettre fin à ces actes de violence. Au total, une centaine de personnes sont actuellement en garde à vue. Les forces de l'ordre ont également été touchées, avec 33 policiers blessés durant ces affrontements.

Réactions des manifestants

Une étudiante, présente lors de la manifestation, exprime son incompréhension face à la tournure des événements. "On ne comprend pas trop ce qui se passe, pourquoi ça se passe dans la violence alors que nous, on aimerait manifester de manière pacifique", déplore-t-elle. Elle souligne également le manque de moyens pour faire face à la violence qui a éclaté, évoquant les gaz lacrymogènes qui ont rendu la situation encore plus difficile pour ceux qui cherchaient à s'exprimer pacifiquement.

Toulouse tente de panser ses blessures après cette nuit de chaos. Les habitants, choqués par cette escalade de violence, espèrent que de telles scènes ne se reproduiront pas et que les prochains rassemblements pourront se dérouler dans le respect et la sérénité.


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