Publié le mercredi 21 octobre 2026 dans la rubrique Toulouse
Quatre corps découverts à Toulouse, dont celui d’un enfant : "Je tombe de haut...", une résidence sous le choc après le triple homicide suivi d’un suicide
Une découverte macabre à Toulouse
Dans la nuit de mardi à mercredi, les sapeurs-pompiers ont fait une découverte tragique dans un appartement de la rue Paul-Kruger, dans le quartier des Ponts-Jumeaux à Toulouse, en Haute-Garonne. Trois corps ont été retrouvés à l'intérieur : une femme de 63 ans, sa fille de 29 ans et son petit-fils âgé de 2 ans. Les premiers éléments indiquent que les victimes auraient été égorgées, plongeant la résidence dans un choc profond.
Un drame familial
La voisine, encore sous le choc, reste pétrifiée devant la porte de l'appartement numéro 17. "Je voyais régulièrement la vieille dame, la mère et son fils. Ils étaient respectueux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé", confie-t-elle. Les liens familiaux entre les victimes et l’homme suspecté des meurtres sont encore flous. Selon les premières informations, le principal suspect serait le fils de la sexagénaire, mais il ne serait pas le père de l’enfant.
Le suspect retrouvé mort
Le principal suspect ne pourra pas être interrogé. Son corps a été découvert quelques heures plus tôt dans un autre appartement, situé au nord de Toulouse. Un proche a alerté les autorités après avoir reçu un message inquiétant, laissant entendre une intention de suicide. L’homme se serait également tranché la gorge. À ce stade, les enquêteurs n'ont pas encore établi de mobile précis.
Une enquête en cours
La direction de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) a été chargée de l'enquête. Lundi soir, des policiers s’étaient déjà rendus sur place suite à un signalement de bruit, mais personne n’avait répondu à leurs appels. Ce mercredi matin, la réalité du drame s’impose lentement aux habitants de l’immeuble.
Les témoignages des voisins
Dans la résidence, le choc est palpable. Une voisine, présente depuis de nombreuses années, a remarqué une absence progressive des occupants de l'appartement. "Je ne voyais plus grand monde de cet appartement depuis quelques mois. Il me semble que la mère était partie vivre à Paris", raconte-t-elle. Les résidents de l'immeuble tentent de comprendre ce qui a bien pu se passer derrière ces murs, habituellement calmes.
Un environnement troublé
Le bâtiment, qui se dresse sur quatre niveaux autour d’une cour intérieure, est désormais marqué par cette tragédie. Un agent de nettoyage, nouvellement engagé, exprime son incrédulité face à la situation. "Ici, c’est super calme", répète-t-il, alors qu'il balaye le hall. Les bruits de la nuit résonnent encore dans les mémoires des habitants, comme l'indique une jeune femme qui a entendu des sons étranges mais n'a pas su identifier la source : "J’ai entendu du bruit, mais je ne savais pas ce que c’était. Je tombe de haut", avoue-t-elle.
Au fur et à mesure que l'enquête progresse, les résidents continuent de vivre dans l'angoisse de cette découverte tragique, cherchant des réponses qui semblent encore lointaines.


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