Publié le mercredi 15 juillet 2026 dans la rubrique Bordeaux
Canicule en Gironde : pourquoi les élevages locaux résistent mieux qu'en Bretagne
En Gironde, les éleveurs affrontent une nouvelle canicule début juillet. Le précédent épisode de chaleur, en juin, a déjà lourdement frappé le secteur. Mais dans le département, les professionnels résistent mieux qu'ailleurs.
Un bilan national sans précédent depuis 2003
Les chiffres sont tombés mardi 7 juillet au Sénat. La ministre de l'Agriculture Annie Genevard a révélé que l'État a pris en charge 9 127 tonnes d'animaux morts. L'essentiel des pertes concerne les volailles.
Ce volume ne représente qu'1% de la production annuelle nationale de la filière élevage. Un pourcentage qui n'a rien d'anodin. Les services de l'État ont dû autoriser, dans certains départements, l'enfouissement exceptionnel des carcasses directement dans les élevages. Les capacités d'équarrissage étaient saturées. L'afflux de cadavres était trop massif.
Une telle mesure n'avait pas été prise depuis la canicule de 2003.
La Bretagne paie le prix fort
Les deux tiers des pertes nationales se concentrent dans une seule région : la Bretagne. Le territoire abrite des élevages intensifs de porcs et de volailles. Ces animaux supportent mal les températures élevées.
La chaleur a frappé fort. Les élevages bretons, par leur taille et leur densité, sont vulnérables. Quand le thermomètre grimpe, les conséquences sont dévastatrices.
La Gironde s'en sort mieux
Dans le Sud-Ouest, le constat est différent. Les élevages girondins ont relativement bien survécu à la canicule de juin.
Ce n'est pas le fruit du hasard. La taille des structures explique en partie cette résistance. Les élevages du département sont moins imposants que leurs homologues bretons. Cette configuration permet une gestion plus souple des épisodes de chaleur.
Les éleveurs ont aussi mis en place des solutions de circonstance. Des systèmes de ventilation mobile. Des brumisateurs installés en urgence. Des horaires de nourrissage adaptés aux heures les plus fraîches. Des astuces de terrain, parfois artisanales, mais qui ont fait la différence.
Reste que la vigilance est de mise. Une nouvelle vague de chaleur déferle sur la France début juillet. Les températures grimpent à nouveau. Les éleveurs girondins gardent la tête froide, mais ils restent sur le qui-vive.


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