Publié le jeudi 25 juin 2026 dans la rubrique Lyon
Après l’affaire Abreu, Doucet met le sujet des violences sexistes et sexuelles sur la table
Au conseil municipal de Lyon (Rhône), jeudi 25 juin, Grégory Doucet n'a pas attendu longtemps pour aborder un sujet sensible. Le maire écologiste a ouvert son intervention liminaire en évoquant directement une affaire qui secoue la ville.
Une affaire révélée en pleine séance
Dès les premières minutes, Doucet a mis les pieds dans le plat. « Ces derniers jours, une affaire d'une extrême gravité a été révélée à Lyon », a-t-il lancé. Sans détour, il a cité la plainte pour viol sous soumission chimique déposée contre Roman Abreu, ancien conseiller de Jean-Michel Aulas. L'édile a consacré une large part de son temps de parole à ce dossier.
Le maire a d'abord rappelé la présomption d'innocence dont bénéficie Roman Abreu. Il a aussi adressé ses pensées à la victime. Puis le ton a changé. Doucet a endossé un rôle politique assumé.
Une responsabilité qui dépasse le simple cas individuel
« Responsabilité morale et politique », a martelé l'élu à propos des violences sexistes et sexuelles. Il a estimé que ce qui est rapporté interroge gravement. « Qui savait ? Qui a considéré que ce n'était pas à dire ? Qui a laissé à la victime le poids d'une décision impossible ? », a-t-il tonné.
Les questions du maire visent l'entourage de l'ancien conseiller. Mais elles dépassent le cadre d'une simple affaire individuelle. Doucet place le débat sur le terrain des responsabilités collectives. Un choix politique assumé en pleine séance du conseil municipal.
L'affaire Abreu devient ainsi un déclencheur. Le maire de Lyon en fait un cas d'école pour interroger les silences et les non-dits qui entourent les violences sexistes et sexuelles dans la sphère professionnelle et politique.


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