Publié le mercredi 14 octobre 2026 dans la rubrique Montpellier
Blocus des lycées : la préfecture autorisée à utiliser des drones au-dessus de sept établissements montpelliérains
La préfecture de l’Hérault a obtenu l’autorisation d’utiliser des drones pour surveiller sept lycées à Montpellier jusqu’au vendredi 13 octobre, date du début des vacances scolaires. Cette décision a été confirmée par le tribunal administratif, suite à un arrêté pris par la préfète, Chantal Mauchet.
Les raisons de l'autorisation
Le recours à ces drones a été justifié par des préoccupations de sécurité et de maintien de l’ordre, dans un contexte marqué par des mouvements de contestation parfois violents. Lors de l’audience, le représentant de la préfecture a souligné que ces mesures étaient nécessaires pour faire face aux troubles à l’ordre public. Il a affirmé que les drones constituaient des outils adaptés aux circonstances actuelles.
Une décision contestée
La décision de la préfecture a suscité une vive opposition, notamment de la part du Syndicat des avocats de France. L’avocat Jean-Jacques Gandini et le militant Alban Desoutter ont exprimé leurs inquiétudes concernant cette mesure, qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté de circulation. Lors de l’audience, l’avocat a critiqué le manque de précisions sur le périmètre de survol et la justification de l’utilisation des drones, alors que des caméras de surveillance urbaines existent déjà.
Précisions apportées par la préfecture
En réponse aux critiques, le représentant de la préfecture a affirmé que les autorités avaient tenu compte des observations formulées lors de la suspension d’un précédent arrêté, qui autorisait le survol de onze lycées. Ce nouvel arrêté a réduit le périmètre horaire et géographique, ainsi que le nombre d’établissements concernés. Les lycées concernés sont Léonard-de-Vinci, Jean-Monnet, Jules Guesde, Joffre, Clemenceau, Mermoz et Mendès-France.
Décision du tribunal administratif
Le juge des référés a validé l’utilisation des drones, estimant qu'elle était circonscrite dans le temps et qu'elle ne semblait pas manifestement disproportionnée par rapport aux troubles à l’ordre public qu’elle vise à prévenir. Cette décision a été accueillie avec indignation par Alban Desoutter, qui a annoncé son intention de faire appel devant le Conseil d’État. Il a dénoncé la surveillance des lycéens par drones comme "inacceptable".
Un contexte tendu
La situation à Montpellier est marquée par une montée des tensions, avec des mouvements de protestation qui se heurtent parfois à des interventions des forces de l'ordre. Les autorités tentent de trouver un équilibre entre sécurité publique et respect des libertés individuelles. La mise en place de drones pour surveiller les établissements scolaires soulève des questions sur l'utilisation de la technologie dans le maintien de l'ordre et la protection des droits civiques.


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