Publié le mercredi 15 juillet 2026 dans la rubrique Montpellier
Fusillade à Vic-la-Gardiole : un blessé grave, deux suspects interpellés dont un mineur
La nuit du 22 au 23 mai dernier, le calme de Vic-la-Gardiole, dans l'Hérault, a volé en éclats. Une fusillade sur la place du village, entre Montpellier et Sète, a fait un blessé grave.
Une expédition punitive en deux temps
Il est environ 1 heure du matin. Un groupe de jeunes est rassemblé sur la place. Soudain, une voiture arrive. Deux individus sont à bord. Le passager descend, sort une arme de poing et tire à quatre reprises. Puis il remonte et le véhicule s'éloigne.
Mais il ne va pas loin. Après quelques centaines de mètres, la voiture fait demi-tour et revient sur les lieux. Le même homme descend de nouveau. Cette fois, il tire encore quatre balles sur le groupe. Les jeunes s'affairent déjà autour de l'un d'eux, grièvement blessé lors de la première salve. Ils tentent de lui prodiguer les premiers soins.
Les secours arrivent rapidement. La victime est évacuée vers l'hôpital. Son pronostic vital est engagé. Depuis, les médecins l'ont sortie de danger.
Une rivalité familiale vieille de huit mois
L'enquête est confiée aux gendarmes de la brigade de recherches de Castelnau-le-Lez. Les investigations mettent au jour l'origine du drame : une rivalité entre deux familles. Le conflit couve depuis près de huit mois. Il s'enracine dans une histoire amoureuse qui a tourné à l'affrontement clanique.
Les faits de cette nuit de mai ne sont donc pas un acte isolé. Ils s'inscrivent dans une vendetta latente, sur fond de relations personnelles brisées. Ce contexte permet aux enquêteurs d'identifier rapidement deux suspects.
Un tireur de 18 ans, un chauffeur de 16 ans
Le présumé tireur est âgé de 18 ans. Celui qui aurait conduit la voiture n'en a que 16. Il n'a pas le permis de conduire, ce qui n'a pas empêché l'expédition punitive. Les deux complices sont interpellés à leur domicile respectif.
Le parquet ouvre une information judiciaire. L'affaire est criminelle. Le 3 juillet, les deux jeunes sont présentés au juge des libertés et de la détention. Le premier est mis en examen pour tentative d'assassinat. Le second est poursuivi pour complicité de tentative d'assassinat.
Le tireur écroué, le mineur sous contrôle judiciaire
Le tireur présumé, défendu par Me Luc Abratkiewicz, est placé en détention provisoire. Il est écroué en attendant son procès. Son avocat n'a pas obtenu de mesure alternative.
Le sort du mineur est différent. Son conseil, Me Marc Gallix, plaide deux arguments. D'abord, son client est primo-délinquant : il n'a jamais été condamné auparavant. Ensuite, il n'a aucun lien direct avec la rivalité qui a déclenché les tirs. Le juge le place sous contrôle judiciaire strict. Le jeune chauffeur reste libre, mais sous surveillance.


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