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Wildlife care
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Publié le jeudi 16 juillet 2026 dans la rubrique Nantes

Canicule : les centres de soins pour animaux sauvages débordés en Loire-Atlantique

Près de Nantes, le centre Faunalis a accueilli autant d'animaux en une semaine qu'en un mois. Martinets, hirondelles, chouettes... Les oiseaux souffrent de la canicule. Découvrez l'urgence.

Près de Nantes, à Saint-Mars-de-Coutais en Loire-Atlantique, le centre de soins Faunalis a vécu un été sous tension. La canicule n’a pas seulement éprouvé les humains. Les animaux sauvages aussi ont payé un lourd tribut aux fortes chaleurs.

Un mois de travail en une semaine

Depuis la première vague de chaleur, l’association croule sous les patients. En une semaine, elle a accueilli autant d’animaux qu’en un mois normalement. « Tous les centres de soins de France ont été complètement submergés d'arrivées d'animaux », témoigne Laetitia Jochaud, cofondatrice de Faunalis. « Les 3/4 des centres de soins de France ont dû fermer leurs portes. »

Ce centre associatif, ouvert uniquement l’été, reçoit des espèces de toute la région, voire de Bretagne. Son objectif : prendre en charge, soigner et réhabiliter des animaux sauvages blessés pour les relâcher dans leur milieu naturel.

Martinet, hirondelles, goélands… les oiseaux en première ligne

« La plupart des espèces qu'on accueille pendant la canicule sont celles qui vivent dans les bâtiments, dans les toits des maisons, sous les tuiles », explique Laetitia Jochaud. « Les martinets, les hirondelles de fenêtre, les hirondelles rustiques. Ce sont les oiseaux qui, chez nous, ont été les plus impactés. On a aussi pas mal de jeunes goélands. »

Ces oiseaux, habitués à nicher près des habitations, ont souffert des températures extrêmes. Les bénévoles les retrouvent affaiblis, déshydratés, parfois tombés du nid.

Des chouettes effraies tombées du nid

La semaine dernière, le centre a accueilli deux chouettes effraies. « Les jeunes sont tombées du nid, elles ont été retrouvées au sol », précise Laetitia. Les deux oiseaux ont repris des forces. Ils profitent désormais de la volière pour se rééduquer avant de regagner la nature.

À quelques mètres, dans le bâtiment, c’est l’heure du nourrissage des martinets. Le mot d’ordre : silence complet. « On en a accueilli une cinquantaine pendant la première canicule. Là, l'objectif, c'est de les faire manger pour qu'ils puissent prendre du poids, grandir correctement. »

Cinquante martinets à gaver six fois par jour

Ces petites bêtes demandent une attention de chaque instant. « Imaginez 50 martinets à gaver six fois par jour. Il faut deux personnes à temps plein pour faire ça », souligne la responsable.

Face à cette surcharge, le centre a dû fermer temporairement ses portes la semaine dernière. Laetitia et les bénévoles ont choisi de « se concentrer sur les animaux qu'on avait accueillis plus tôt que d'en accueillir d'autres et d'être sous l'eau ». Ils ont reçu la charge de travail d’un mois en quelques jours. Plus de place dans les locaux, plus de nourriture, des bénévoles épuisés.

Fermeture temporaire et appel aux bonnes volontés

Augustin, naturaliste dans un bureau d’études, n’a pas voulu rester les bras croisés. Il a posé des congés pour venir donner un coup de main. « Quand on sortait avec les collègues, on voyait beaucoup de chauves-souris mortes déshydratées. Et puis quand j'ai vu que tous les centres de soins étaient complètement surchargés, je me suis dit : le seul moyen que j'ai, à mon échelle, c'est de faire un petit truc. »

Au total, une soixantaine de bénévoles s’activent pour venir en aide à la faune sauvage. Encore faut-il savoir reconnaître les signes de détresse. « Un animal qui souffre de la chaleur peut être un animal qui se trouve en plein soleil, qui ne se déplace pas du tout à l'ombre », explique Laetitia. « On va voir un animal qui va respirer fort et vite. Pour les oiseaux qui vont respirer avec le bec ouvert, on a une respiration rapide. Pour les hérissons, s'il y a des mouches autour, c'est que l'animal n'est pas bien. Si on trouve un animal sauvage en détresse, la priorité c'est de le mettre au calme, dans un carton, dans une pièce tempérée, et surtout dans le noir. L'animal va se reposer, il ne sera pas à la merci des mouches, des prédateurs, ni du soleil. »


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