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Publié le samedi 27 juin 2026 dans la rubrique Nantes

"Il faut voir l'individu derrière le langage", avec ce concours d'éloquence Didem Khazil veut faire tomber les barrières entre les peuples

Ce vendredi 26 juin, le quartier des Dervalières à Nantes a vibré au son des mots lors d'un concours d'éloquence organisé par l'association "Place aux Jeun

Ce vendredi 26 juin, le quartier des Dervalières à Nantes a vibré au son des mots lors d'un concours d'éloquence organisé par l'association "Place aux Jeunes". Les spectateurs ont choisi d'écouter les jeunes plutôt que de suivre le match de l'équipe de France de football, créant ainsi un moment unique dédié à l'art oratoire.

Objectif du concours

L'événement, qui en est à sa huitième édition, a rassemblé douze jeunes, surnommés les "pépites", âgés de 16 à 25 ans. L'association les a sélectionnés pour les aider à développer leurs compétences en éloquence. Chaque participant devait présenter un discours sur une thématique de son choix devant un jury et un public attentif. L'association décrit ce concours comme une opportunité de "briller sur scène" et de partager des expériences personnelles importantes.

Didem Khazil, une voix singulière

Parmi ces jeunes orateurs, Didem Khazil, âgée de 21 ans, a marqué les esprits. Franco-Turque, elle vit à Nantes dans le quartier de Dalby et est étudiante en psychologie. Issue d'une famille immigrée, elle a choisi de participer pour relever un défi personnel. "Monter sur scène, ce n'est pas évident. Je voulais m'imposer un petit challenge", confie-t-elle.

Un message fort

Didem a choisi la thématique "En quoi mon langage vous dérange ?" pour faire entendre sa voix et celle des autres immigrés. Elle raconte l'histoire de sa mère, arrivée en France et confrontée à la barrière de la langue. "Elle a dû reconstruire une famille et s'adapter. La culture française et la culture turque sont différentes", explique-t-elle. Pour Didem, il est fondamental de montrer que derrière chaque langage se cachent des histoires et des vies. "Il faut voir l'individu derrière la barrière de la langue", insiste-t-elle.

Préparation et soutien

Avant de monter sur scène, Didem et ses camarades ont travaillé d'arrache-pied pendant des mois. Ils ont peaufiné leurs textes tout en étant accompagnés de professionnels pour améliorer leur voix et leur posture. "C'était un milieu rassurant. On se donnait des conseils entre nous", se souvient-elle. Cette expérience a créé des liens entre des jeunes issus de milieux différents, renforçant leur cohésion.

Les retombées personnelles

Lors du concours, l'absence de médailles ou de podium n'a pas altéré la satisfaction des participants. Pour Didem, le simple fait d'avoir écrit et présenté un texte fut une victoire personnelle. "Moi qui ne me pensais pas capable de le faire, j'ai trouvé cela merveilleux", déclare-t-elle avec enthousiasme. La montée sur scène a été une révélation pour elle, transformant son appréhension en plaisir.

De nouvelles compétences acquises

Didem repart avec des souvenirs inoubliables et des compétences précieuses. "Avant la performance, j'avais du mal à m'exprimer. Maintenant, je remarque que je parle avec plus d'assurance. Lors de mes exposés, je retrouve facilement des mots spécifiques", explique-t-elle. Ce concours a non seulement renforcé sa confiance, mais a également enrichi ses aptitudes en communication, essentielles pour la suite de ses études.


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