Publié le dimanche 05 juillet 2026 dans la rubrique Nantes
Le festival Urban Voices : un chœur de 650 voix célébrant le Mali à Nantes
Nantes (Loire-Atlantique) – Le Parc des Expositions vibre ce week-end aux sons de l'Afrique de l'Ouest. Après un premier concert samedi 4 juillet, le chœur XXL Urban Voices remet ça ce dimanche avec 650 choristes amateurs sur scène, accompagnés de l’artiste malienne Assetou Diabaté.
Une griotte au cœur du projet
Pour cette seizième édition, le festival met le Mali à l’honneur. Assetou Diabaté, chanteuse, danseuse et conteuse, vient d’une lignée de griots. Elle partage son univers avec des choristes dont certains n’avaient jamais chanté de leur vie. Le moment fort, baptisé « 1000 voix au cœur du Mali », a rassemblé samedi près d’un mille de personnes dans les jardins du parc des expositions. Un concert gratuit est prévu ce dimanche à 19 heures.
Une chorale ouverte à tous, même aux débutants
Fred Gibert, directeur de production, insiste sur le caractère amateur et inclusif du projet. « C’est une chorale intergénérationnelle, interculturelle. Des gens viennent de Paris pour répéter avec nous. » Les répétitions s’étalent sur deux mois, de mai à fin juin, dans un quartier différent de Nantes chaque jour. « On fait des séances de trois heures avec 200, 250, voire 300 personnes selon la taille des salles. » Beaucoup de participants n’ont jamais chanté. Une pédagogie spécifique leur apprend à respirer, à caler leur voix, sans se faire mal.
Seize ans de rendez-vous populaire
Lancé en 2011, Urban Voices est devenu un événement incontournable pour les Nantais. Le directeur artistique Karim Ammour voit dans cette seizième année un aboutissement. « On tournait autour des musiques afro-américaines, afro-brésiliennes, afro-cubaines, afro-maghrébines, irlandaises… Il fallait du temps pour aller au cœur de l’Afrique. » La présence de la griotte nantaise a permis d’aborder des chants liturgiques maliens, rendus contemporains avec six pupitres choristes. « On ne reste pas dans la culture propre, on les modernise. »
Un mélange d’art, de pédagogie et de lien social
Chaque année, le public découvre un nouveau répertoire et une nouvelle culture. Karim Ammour souligne la rencontre directe avec les artistes. « On construit ensemble l’œuvre. Il y a du pédagogique, du social, de l’humain. » Le festival, qui rassemble aujourd’hui un mille de choristes amateurs, se veut un grand rendez-vous populaire, au croisement du chant choral, des musiques du monde, de la danse et de la fête.


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