Publié le jeudi 09 juillet 2026 dans la rubrique Normandie
Pompiers normands en action face aux incendies des Pyrénées-Orientales
Depuis dimanche 5 juillet 2026, une soixantaine de pompiers normands sont en renfort dans les Pyrénées-Orientales. Ils combattent les incendies qui ont déjà consumé des milliers d'hectares. Le capitaine Pierre Martin, à la tête de la colonne Normandie ouest, témoigne.
Une colonne normande en renfort
Soixante soldats du feu ont quitté la Normandie dimanche à 18 heures. Direction le sud de la France, où les incendies font rage. Leur objectif : épauler les collègues des Pyrénées-Orientales, submergés par l’ampleur du sinistre. Le capitaine Pierre Martin commande cette colonne. Sur place depuis cinq jours, ils n’ont pas chômé.
Arrivée sous pression
Le trajet a duré une nuit. Arrivés lundi vers 13 heures, les pompiers ont à peine posé leurs sacs. À 14h30, ils étaient déjà engagés sur les communes de Rodès, Vinça et Rigarda. Un engagement immédiat, sans temps mort. « Nous avons dormi au pied de nos véhicules, au plus près du terrain », raconte le capitaine. Une fatigue palpable, mais une détermination intacte.
Des missions variées
La colonne ne se contente pas de noyer les flammes. Elle assure la défense de points sensibles : habitations, campings. « Nous avons participé à la défense d’un camping », précise Pierre Martin. Les soldats du feu traitent aussi les reprises de feu et noient les lisières pour éviter toute nouvelle ignition. Un travail minutieux, essentiel pour sécuriser les zones déjà brûlées.
Le feu au cœur des habitations
Ce qui frappe le plus le capitaine, c’est la capacité du sinistre à pénétrer dans les zones urbanisées. « Une image impressionnante », confie-t-il. Les flammes ont forcé de nombreuses évacuations. Les pompiers ont dû intervenir en plein cœur des villages, protégeant maisons et infrastructures. Une confrontation directe avec un feu qui ne recule pas facilement.
Un camp de base à Millas
Actuellement, la colonne est positionnée à Millas. Un camp de base, un peu en retrait du front, qui sert de zone de repos. « Nous pouvons nous isoler, manger, profiter de locaux climatisés », explique Pierre Martin. Un répit bien mérité après des jours passés au plus près des flammes. Mais le travail continue. Les pompiers normands restent mobilisés, prêts à repartir sur le terrain.
Le capitaine Martin et ses hommes ne savent pas encore quand ils rentreront en Normandie. Une chose est sûre : leur mission dans le sud de la France n’est pas terminée.


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