Publié le lundi 06 juillet 2026 dans la rubrique Paris
Condamnation d'un livreur Deliveroo pour agression sexuelle à Paris
Un livreur de repas, travaillant pour Deliveroo sans autorisation légale, a été condamné à une peine de dix-huit mois de prison, dont dix fermes, par le tribunal correctionnel de Paris le 2 juillet. L'individu, âgé de 30 ans, a été reconnu coupable d'agression sexuelle sur une jeune femme dans un immeuble du XVIe arrondissement, le 1er avril.
Un après-midi troublant
Ce jour-là, la pluie tombait sur la capitale. Une jeune femme s'abrite sous les coursives d'un immeuble situé rue de la Faisanderie lorsqu'elle est approchée par le livreur. Ce dernier, ayant des difficultés à s'exprimer en français, lui demande de l'aide. Il l'invite à sonner à l'appartement d'un client via l'interphone et l'accompagne jusqu'à l'ascenseur.
Une agression inattendue
Une fois dans le hall, la situation bascule rapidement. L'homme devient menaçant, saisissant la femme par le poignet. Il exhibe ses organes génitaux et se masturbe devant elle. La victime, paralysée par la peur, vit des instants qui semblent interminables. Après quelques secondes d'horreur, l'agresseur se laisse tomber au sol avant de prendre la fuite sur son scooter.
Une enquête qui avance
Suite à cet événement traumatisant, la victime se rend au commissariat pour déposer plainte. Les enquêteurs relèvent des traces d'ADN sur le marbre rouge de l'immeuble, mais l'homme est inconnu des fichiers de police. Pour compliquer les choses, il travaille sous une fausse identité pour la plateforme de livraison.
Identification du suspect
C'est grâce à un scooter que les policiers parviennent à l'identifier. Une contravention signée par le livreur permet aux forces de l'ordre de remonter sa piste. Une image de son passage à la frontière italienne leur donne un nouvel indice. Les enquêteurs diffusent alors des avis de recherche pour retrouver cet homme, un ressortissant algérien sans papiers, sans domicile fixe.
Arrestation et aveux
Le 29 juin, un mois après l'agression, le suspect est finalement contrôlé dans les transports en commun. Il est arrêté et placé en garde à vue au commissariat. Les analyses ADN confirment que ses empreintes correspondent à celles retrouvées sur le lieu de l'agression. En garde à vue, après avoir d'abord nié les faits, il finit par avouer être l'agresseur. Il attribue son comportement à la consommation d'un opiacé, le Lyrica, qu'il aurait pris ce jour-là. Selon lui, les effets de la drogue auraient exacerbé son excitation sexuelle, le poussant à agir de manière violente.
Cette affaire met en lumière les enjeux de la sécurité et de la régulation des travailleurs de plateformes de livraison, soulevant des questions sur les conditions de travail et les contrôles d'identité dans ce secteur en pleine expansion.


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