Publié le lundi 06 juillet 2026 dans la rubrique Strasbourg
Cumul des mandats : le nouveau visage de l’Eurométropole de Strasbourg
À Strasbourg, dans le Bas-Rhin, la question du cumul des mandats reste vive pour les élus locaux. Depuis la loi de 2017, les parlementaires ne peuvent plus diriger une collectivité, mais les conseillers municipaux, départementaux ou régionaux continuent d’additionner les responsabilités. L’Eurométropole de Strasbourg (EMS) en fournit un exemple concret.
La fin du député-maire, mais pas du cumul local
L’image du député-maire ou du maire-sénateur appartient au passé. La loi sur le non-cumul des mandats, entrée en vigueur en 2017, interdit à un parlementaire d’occuper la tête d’une collectivité locale ou de siéger à son exécutif.
En revanche, les élus locaux gardent la possibilité de multiplier les casquettes. Un conseiller municipal peut aussi être conseiller départemental, régional, ou occuper une fonction au sein de l’Eurométropole. Les combinaisons sont nombreuses.
Indemnités : un plafonnement à 8 897,93 euros
Pour éviter les abus, la loi encadre aussi les rémunérations. Depuis le 1er janvier 2025, le total des indemnités perçues par un élu français ne peut dépasser 8 897,93 euros bruts par mois. En cas de dépassement, un mécanisme d’écrêtement est automatiquement appliqué.
Ce plafond concerne l’ensemble des mandats et fonctions. Il vise à limiter les cumuls lucratifs, même si le cumul des mandats locaux reste autorisé.
Strasbourg : le retour des socialistes change la donne
Avec le retour des socialistes à la tête de la ville, de nouveaux cumuls sont apparus parmi les 107 conseillers de l’Eurométropole de Strasbourg. Premier constat : les élus strasbourgeois occupent davantage de places au sein de l’exécutif de l’EMS que lors du mandat précédent.
Cette augmentation traduit une recomposition politique. Les alliances locales redistribuent les postes. Les combinaisons entre mandats municipaux, métropolitains et départementaux se multiplient.
Les Strasbourgeois peuvent s’attendre à voir leurs élus porter plusieurs casquettes, dans la limite des règles nationales. Le plafond d’indemnités reste en vigueur, mais le jeu des mandats locaux reprend de l’ampleur sous la nouvelle majorité.


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