Publié le jeudi 02 juillet 2026 dans la rubrique Strasbourg
Strasbourg : les 5e du collège Foch déjeuneront au lycée René-Cassin dès 2026
À Strasbourg, dans le Bas-Rhin, le collège Foch, situé en plein cœur de la Neustadt, s'apprête à revoir l'organisation de sa pause méridienne pour ses classes de 5e. À la rentrée 2026, ces élèves ne déjeuneront plus au centre socioculturel du Fossé-des-Treize, mais seront redirigés vers le restaurant du lycée René-Cassin, de l'autre côté du quartier.
Un service en pleine mutation
En 2023, l'établissement avait obtenu gain de cause. L'administration du collège Foch s'était battue pour maintenir la restauration des 6e et des 5e au centre socioculturel. La Collectivité européenne d'Alsace (CeA), qui gère la logistique des collèges, avait alors accepté d'augmenter la subvention versée au restaurant du CSC et de financer le rééquipement de sa cuisine. Un succès de courte durée.
Car dès septembre 2026, les élèves de 5e rejoindront leurs camarades de 4e et de 3e au lycée René-Cassin. Cette décision entraîne une dégradation du service pour ces collégiens. Ils devront prendre un bus pour se rendre au lycée et en revenir, un trajet qui grignote 30 à 40 minutes sur leur pause déjeuner.
Une question de places disponibles
Nicolas Matt, vice-président de la CeA en charge du dossier, assume ce choix. Il le présente comme une réponse aux parents d'élèves de 5e qui se retrouvaient sans solution de repas pour leurs enfants. « Nous n'avions qu'une trentaine de places pour les 5e au CSC du Fossé-des-Treize, un nombre insuffisant face à la demande », explique-t-il. Au lycée René-Cassin, la capacité d'accueil permet de servir tous les élèves qui le souhaitent. L'élu qualifie la situation de « solution moins confortable mais plus équitable ».
Au CSC, une réorganisation assumée
Marion Gaeng, directrice du CSC du Fossé-des-Treize, approuve cette nouvelle répartition. La subvention de la CeA reste au même niveau. Ces trente places libérées pourront servir à accueillir des élèves, y compris des 3e et des 4e, quand leur emploi du temps ne leur laisse qu'une heure pour manger.
« Un roulement qui nous permettra peut-être de détecter celles et ceux qui ne vont pas bien », ajoute-t-elle. Dans le quartier, les adolescents manquent de structures vers lesquelles se tourner en cas de difficulté.
Un tarif réduit, un encadrement différent
Côté porte-monnaie, le changement présente un avantage. Les repas servis au lycée René-Cassin coûtent 4,10 euros, contre 6 à 9 euros au CSC. Cette différence de prix s'accompagne d'une différence de service. Au centre socioculturel, des animateurs et des animatrices encadrent les enfants pendant le déjeuner. Ce n'est pas le cas au lycée.
Des premiers mois sous tension
Nicolas Matt anticipe des difficultés. « Ce sera probablement un peu chaotique au début », prévient-il. Il lance un appel à « l'indulgence des parents » pour la période de rodage qui accompagnera la mise en place du nouveau dispositif à la rentrée 2026.


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