Publication le 25 juillet 2026 · Mis à jour le mardi 28 juillet 2026 dans la rubrique Suisse
Des pompiers suisses renforcent les équipes françaises en Gironde face aux incendies
Des pompiers suisses en renfort en Gironde : première nuit sous tension
Ils sont arrivés dans la nuit de samedi à dimanche. 34 pompiers professionnels et volontaires de Suisse romande ont rejoint la Gironde pour épauler les soldats du feu français, submergés par les incendies. Le convoi, parti samedi à midi, comptait onze engins, dont six véhicules d’extinction et cinq unités légères et logistiques.
La demande française est tombée vendredi. Le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises a sollicité les Suisses. Ces derniers avaient proposé leur aide dès 12h00. À 16h30, la confirmation est arrivée. Un délai record.
L’effectif se compose de 23 pompiers genevois, huit Vaudois, deux Neuchâtelois, auxquels s’ajoute un pompier de Haute-Savoie. Un ambulancier et un mécanicien font partie du détachement. Le matériel déployé comprend notamment trois grandes pompes et un fourgon mousse grande puissance.
Protéger un champ de panneaux photovoltaïques à Cestas
Les premiers véhicules ont atteint la banlieue de Bordeaux vers 20h30. Le reste du convoi a suivi peu avant minuit. Les équipes ont immédiatement été scindées en deux groupes. Direction : la commune de Cestas, où un champ de panneaux photovoltaïques était menacé.
À 1h00 du matin, l’ensemble des détachements était engagé. Objectif : préserver l’installation. L’opération a duré jusqu’à 6h00 du matin. Une grande partie des panneaux a été sauvée. Les pompiers ont ensuite regagné leur base pour se reposer jusqu’à midi. La mission reprendra ensuite.
« Lorsqu’on arrive, nous sommes une force neuve, fraîche », explique Nicolas Millot, porte-parole du Groupement Service d’incendie et de secours de Genève. « Vous allez remplacer des personnes qui sont sur le terrain depuis plusieurs jours, voire semaines. » L’enjeu est de préserver les forces. « Nous ne sommes que fin juillet », rappelle-t-il.
Un rôle d’appui pour libérer les pompiers français
Les pompiers suisses ne sont pas spécialistes des feux de forêt. Frédéric Jaques, lieutenant-colonel et commandant adjoint du groupement incendie et secours, le reconnaît : « Nous ne sommes actuellement pas dimensionnés et équipés pour véritablement lutter contre des feux de forêt. » Les équipes helvétiques interviendront donc principalement dans les zones d’interface forêt-habitation. Elles pourront aussi prendre en charge des interventions urbaines. Cela permettra de libérer les pompiers français, mieux formés au combat forestier.
Une opération extérieure comme celle-ci dure au minimum une semaine. « Vous ne partez pas pour un ou deux jours, mais pour sept jours au front », souligne Nicolas Millot. Une relève pourrait être envisagée si la situation l’exige. Le contingent est parti pour huit à dix jours.
L’engagement suisse a été rapide et massif. La proposition d’aide est partie vendredi. Samedi midi, le convoi roulait vers Bordeaux. Arrivés dans la soirée, les pompiers ont déjà réalisé une première intervention décisive. Le champ photovoltaïque de Cestas est en sécurité. Mais le travail ne fait que commencer.


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