Publié le dimanche 24 mai 2026 dans la rubrique Suisse
Des retards au tunnel du Gothard entraînent un surcoût de plusieurs millions pour les CFF
Le tunnel du Gothard, situé en Suisse, fait face à des complications dans le cadre de ses travaux de rénovation. En effet, le remplacement de son système de radiocommunication, essentiel pour la sécurité et la connectivité, visiblement prévu entre 2024 et 2026, a pris du retard. Ce dispositif permet non seulement aux conducteurs de communiquer entre eux, mais aussi aux passagers de bénéficier d'une connexion internet, même dans les profondeurs du massif.
Retards et enjeux financiers
Selon des informations relayées par le journal SonntagsBlick, ces retards sont attribués à divers problèmes rencontrés avec le fournisseur extérieur, ainsi qu'aux difficultés d'accès au tunnel. Face à cette situation, les CFF, les Chemins de fer fédéraux suisses, envisagent même d'abandonner le projet comme option possible.
Pour pallier à ces délais, les CFF doivent prolonger leurs contrats avec l'exploitant actuel de ce système de communication. Ce renouvellement des contrats est prévu pour une durée de deux ans, avec une éventuelle prolongation pouvant aller jusqu'à six ans. Le coût total de cette opération pourrait grimper au-delà de 4,6 millions de francs. Cependant, il est précisé qu'une partie de ce montant concerne des dépenses opérationnelles obligatoires, indépendamment des retards du projet.
Conséquences pour les voyageurs
Les implications de ces retards sont notables pour les usagers du tunnel. La modernisation du système était attendue pour améliorer la safety et assurer une communication efficace, tant pour les conducteurs que pour les passagers. À un moment où la fiabilité et la sécurité des transports sont primordiales, une telle situation soulève des préoccupations légitimes concernant les standards de service offerts par les CFF.
Perturbations organisationnelles
Les retards dans la mise en œuvre des travaux de rénovation ne se contentent pas de retarder l'amélioration des services. Ils mettent également en lumière les défis organisationnels au sein de l'entreprise et de ses partenaires. La complexité d'intégrer de nouveaux systèmes dans des infrastructure existantes, tout en assurant une continuité de service, apparaît comme un enjeu central dans la gestion des projets d'envergure, tels que ceux du tunnel du Gothard.

