Publié le jeudi 09 juillet 2026 dans la rubrique Nantes
Baignade dans la Sèvre : “je trouve cela dur de l’interdire”, avec la canicule certains vacanciers flirtent avec les limites malgré les risques
Les fortes chaleurs qui frappent la région nantaise incitent de nombreux baigneurs à ignorer les interdictions et à se jeter dans la Sèvre Nantaise. Bien que rafraîchissante, cette pratique comporte des risques, notamment en raison de la présence de cyanobactéries, des algues toxiques.
Des températures étouffantes
À Vertou, au sud de Nantes, Damien se baigne dans la Sèvre Nantaise pour échapper à la chaleur accablante. En visite chez sa sœur, il ne peut résister à l’appel de l’eau. Il n’est pas le seul. De nombreux vacanciers choisissent de se mouiller, malgré le risque que cela représente. La baignade est en effet interdite pour des raisons de sécurité.
Un comportement à risque
“On sait que ça peut être dangereux, mais la chaleur nous pousse à prendre des risques”, confie un baigneur. Ce non-respect des règles de sécurité s’explique par l’augmentation des températures, qui laisse peu de choix aux citoyens en quête de fraîcheur. Damien, l’un des baigneurs, critique le manque d'alternatives face à cette vague de chaleur. “C’est trop facile d’interdire sans proposer d’autres solutions”, déplore-t-il.
Les dangers des cyanobactéries
Les scientifiques et les observateurs, eux, alertent sur les dangers que représentent les cyanobactéries. Présentes dans la Sèvre Nantaise, ces algues peuvent émettre des toxines, ce qui représente un risque pour la santé des baigneurs. Maryse Ganne, responsable du pôle Eau et Territoire à l’Établissement Public Territorial du Bassin (EPTB), souligne que le réchauffement de l’eau, la stagnation et la baisse des débits favorisent leur prolifération. “Ces conditions créent un cercle vicieux qui s’installe de plus en plus tôt chaque été,” explique-t-elle.
Surveillance et prévention
Pour contrer ce phénomène, les 72 stations du bassin versant surveillent en temps réel la présence de cyanobactéries dans l’eau. L’objectif est d’alerter rapidement les collectivités afin qu’elles puissent réagir. Maryse Ganne insiste sur l’importance de cette vigilance. “Nous devons prévenir les baigneurs des risques pour leur santé.”
Une amende à la clé
Malgré les risques et la réglementation en vigueur, la baignade dans les rivières attire encore de nombreux vacanciers. Dans le même temps, ceux qui choisissent d’ignorer l’interdiction s’exposent à une amende de 150 euros. Sur les bords de l’Erdre, certains préfèrent éviter la baignade, comme le souligne Unai, un adolescent en visite avec sa famille : “Il y avait des gens sur des bateaux, mais personne dans l’eau. C’est probablement parce qu’il y a d’autres endroits où l’on peut se baigner en toute sécurité.”


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