Paris : logo actu locale.fr
Actualités en FRANCE > PARIS
Prostitution Justice_no_image_available
Image à des fins esthétiques. ⚠️ Signaler la photo ou l'article comme inapproprié - 🤖 Image générée par intelligence artificielle.

Publié le lundi 29 juin 2026 dans la rubrique Paris

Réseau de prostitution de luxe Naiad : les deux têtes condamnées à sept et huit ans de prison

Le tribunal de Paris a condamné les organisatrices du réseau Naiad à sept et huit ans de prison. Un procès en appel se profile.

Le tribunal correctionnel de Paris (75) a rendu son verdict ce vendredi dans l'affaire du réseau de prostitution de luxe « Naiad ». Sept personnes ont écopé de peines allant jusqu'à huit ans de prison pour leur rôle dans cette organisation qui a prospéré entre 2018 et 2024 dans les beaux quartiers de la capitale.

Un réseau tentaculaire aux airs d'entreprise

L'organisation était dirigée par deux Ukrainiennes et composée majoritairement de Russes. Près de 80 femmes, en grande partie ukrainiennes, vendaient leurs services dans des appartements haut de gamme. Les enquêteurs estiment leur nombre entre 100 et 200 logements répartis dans les arrondissements chics de Paris. Le réseau s'est imposé comme l'un des acteurs majeurs du proxénétisme parisien pendant six ans.

La mécanique était rodée. Les clients étaient filtrés, les rendez-vous organisés comme dans une agence. Mais derrière cette façade professionnelle, ce sont des vies brisées et des parcours migratoires précaires qui se cachent. Le parquet a requis des peines fermes, le tribunal a suivi.

Radna et Katya, deux femmes aux commandes

À la tête du réseau, deux profils que tout oppose. Radna, la plus âgée, volubile et souriante selon les témoignages d'audience, a pris la peine la plus lourde : huit ans de prison ferme et 150 000 euros d'amende. Son avocate, Me Maria Snitsar, estime que le tribunal n'a pas suffisamment considéré le contexte particulier de l'affaire. « Sans partie civile, ni de l'actualité marquée par les revendications des travailleurs et travailleuses du sexe », plaide-t-elle. Radna a annoncé son intention de faire appel.

Son acolyte Katya, décrite comme austère par ceux qui l'ont croisée, a écopé de sept ans de prison et de la même amende de 150 000 euros. Son avocat, Me Dominique Inchauspé, insiste sur l'absence de victime directe. « Tout le monde consentait, explique-t-il. L'une des femmes a même raconté avoir répondu à une publicité. La singularité de ce dossier, c'est aussi la sororité. Quasiment que des femmes impliquées, et une absence totale de violences. Les clients étaient filtrés, il n'y a eu aucun débordement. » Katya n'a pas encore indiqué si elle ferait appel.

Une chaîne de condamnations avec des disparités

L'ancienne compagne de Katya, considérée comme le lieutenant de l'organisation, a été condamnée à cinq ans de prison dont un avec sursis. Un mandat de dépôt a été décerné à l'audience. Elle a donc été incarcérée immédiatement après le verdict.

Les autres prévenus, qui comparaissaient libres, ont tous été reconnus coupables. Mais leurs peines n'ont pas donné lieu à une incarcération. Le tribunal a pris en compte leur rôle moins central dans l'organisation.

Un procès en appel se profile

L'affaire Naiad n'est peut-être pas terminée. L'appel de Radna est déjà acté, celui de Katya est en suspens. Les débats en appel pourraient rebattre les cartes et offrir une nouvelle lecture de ce dossier hors norme. Dans les couloirs du tribunal, les avocats des prévenues continuent de défendre la thèse du consentement et de l'absence de violence. Une ligne de défense qui risque d'être remise sur le métier devant la cour d'appel.


Notez la rédaction de cet article !

Pertinence, clarté, qualité rédactionnelle

Ajouter un commentaire
Partenaires
Boostez votre visibilité !
Placez votre publicité ici et atteignez des habitants locaux.
Contactez-nous dès maintenant pour discuter des options de partenariat adaptées à votre marché !

Newsletter actualité Paris

Gratuit, inscrivez-vous pour recevoir les actualités de Paris directement dans votre boîte mail.

Désinscription possible à tout moment.

Paris : Plus d'articles