Publié le mercredi 16 septembre 2026 dans la rubrique Toulouse
TEMOIGNAGE. "Depuis le 17 août, mon mari est à l'hôpital, il est atteint du virus West Nile", près de Toulouse l'inquiétude d'un couple qui venait de rentrer de vacances
À Saint-Lys, près de Toulouse, la situation est préoccupante depuis l'hospitalisation de Didier, 56 ans, atteint du virus West Nile. Ce virus, transmis par les moustiques, a été reconnu comme une menace croissante dans la région. Didier fait partie des trois cas signalés par l’Agence régionale de santé (ARS) d'Occitanie en Haute-Garonne, après qu’un habitant de Saint-Sulpice-sur-Lèze ait été diagnostiqué le 22 août.
Un retour de vacances compliqué
Didier est rentré de vacances en Espagne à la mi-août, sans se douter qu'il avait contracté ce virus. Les premiers symptômes sont apparus le 13 août, alors qu'il profitait de ses congés entre Barcelone et Tarragone. « Il a commencé à ressentir de la fièvre et une grande fatigue », raconte Valérie, son épouse, qui préfère garder l'anonymat. À l’époque, ils pensaient à une simple grippe. Cependant, l’état de Didier s’est rapidement détérioré, notamment à cause de son immunodépression liée à un traitement d'immunothérapie après une chimiothérapie.
Des symptômes alarmants
Après leur retour à Saint-Lys, un médecin a prescrit une analyse sanguine qui a conduit à une hospitalisation d'urgence. À l’hôpital Purpan de Toulouse, une ponction lombaire a révélé une méningo-encéphalite, une inflammation grave des méninges et du cerveau. Valérie s'inquiète : « Depuis qu'il est à l'hôpital, il a légèrement récupéré, mais il n’y a pas de traitement spécifique contre le virus. » Didier souffre encore de douleurs à la tête et a des difficultés à marcher.
La montée des cas de virus West Nile en Haute-Garonne
Selon le dernier bulletin de Santé publique France, la France a enregistré 56 cas autochtones d’infection au virus West Nile, dont trois en Haute-Garonne. La situation est en évolution constante, ce qui alerte les professionnels de santé. L’ARS rappelle que la transmission de ce virus se fait par les moustiques, notamment ceux du genre Culex, et que les oiseaux sont les principaux réservoirs.
Les conseils pour se protéger
La période de transmission du virus West Nile s’étend de mai à novembre, coïncidant avec l’activité des moustiques. Valérie exprime son regret de ne pas avoir été informée des risques de piqûres de moustiques avant leurs vacances : « J’aurais aimé qu'on nous mette en garde, cela aurait pu éviter cette situation à mon mari. »
Un appel à la vigilance
Le virus West Nile, isolé pour la première fois en 1937 en Ouganda, nécessite une vigilance accrue, surtout dans les zones où les moustiques sont présents. Bien qu'il n'existe pas de transmission interhumaine, la propagation du virus par les moustiques reste un danger. La communauté est donc encouragée à prendre des mesures préventives pour éviter les piqûres, surtout durant la saison estivale.


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