Publié le dimanche 28 juin 2026 dans la rubrique Paris
Paris : trois faux policiers écroués après avoir agressé une femme de 76 ans pour lui voler 600 000 euros de bijoux
Dans le XVIe arrondissement de Paris, trois individus âgés de 22 à 30 ans ont été placés sous mandat de dépôt après avoir été mis en examen pour vol et escroquerie en bande organisée. Ces hommes sont suspectés d'avoir agressé un couple de personnes âgées pour leur dérober des bijoux d'une valeur estimée à 600 000 euros.
Une agression brutale ciblant des personnes vulnérables
Les faits se sont déroulés les 21 et 22 mai derniers. Le couple septuagénaire a d'abord été approché par ces faux policiers, qui s'étaient introduits chez eux sous prétexte de les protéger d'une fraude. Après un appel téléphonique d'un prétendu conseiller bancaire, les malfaiteurs ont réussi à gagner leur confiance, réalisant ainsi un repérage efficace de leur domicile.
Un stratagème bien orchestré
Le premier contact a permis aux agresseurs de constater les objets de valeur présents dans le logement. Leur manœuvre a été soigneusement planifiée, facilitant leur retour le lendemain. En effet, le 22 mai, ils sont revenus chez le couple, où la situation a rapidement dégénéré. Ils ont violemment fait tomber la femme, âgée de 76 ans, l'ont bâillonnée et ligotée avant de s'emparer des bijoux estimés à une valeur exorbitante.
Une alerte rapide malgré la violence
Après quelques minutes de captivité, la victime a réussi à se défaire de ses liens et a pu avertir la police. Les enquêteurs de la police judiciaire ont alors commencé leur travail d'investigation, s'appuyant sur des éléments de téléphonie, des images de vidéosurveillance et une empreinte génétique retrouvée sur les lieux du crime. Grâce à ces éléments, la septuagénaire a pu identifier l'un de ses agresseurs sur une photo.
Des interpellations à Aulnay-sous-Bois
Les forces de l'ordre ont agi rapidement. Une opération a été menée à Aulnay-sous-Bois, où les domiciles des trois suspects ont été fouillés. Au domicile du prétendu commanditaire, la police a découvert 37 000 euros en espèces ainsi qu'un fusil à pompe. Les analyses techniques ont établi qu'il se trouvait sur les lieux des faits le jour de l'agression. Cet homme, au passé judiciaire chargé, nie cependant toute implication dans cette affaire.
Des défenseurs aux arguments variés
Les deux autres suspects, identifiés comme des complices, ont choisi de garder le silence lors de leur audition. Les avocats de ces individus avancent des arguments disparates. L'un d'eux, dont le casier judiciaire est vierge, travaille comme livreur et aspire à poursuivre des études. L'autre, déjà condamné à plusieurs reprises pour des délits, a vu une partie du butin retrouvée à son domicile. Son avocate soutient qu'il n'est qu'un exécutant dans cette affaire, laissant entendre qu'un commanditaire reste à identifier.


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