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Publié le lundi 06 juillet 2026 dans la rubrique Paris

Drame à Paris : une femme décède après un tir policier rue de Wattignies

Victime d'un tir policier à Paris, une femme de 43 ans est morte. Deux enquêtes ouvertes, une pour tentative d'homicide, l'autre contre les forces de l'ordre.

Drame rue de Wattignies : une femme tuée par un tir policier

Paris, XIIe arrondissement. Une femme de 43 ans est morte mercredi 1er juillet après avoir été touchée par le tir d’un policier dans un restaurant de la rue de Wattignies. Le parquet de Paris a annoncé ce lundi l’ouverture de deux enquêtes pour éclaircir les circonstances de ce drame.

Un appel pour un état de démence

Les faits se déroulent en fin d’après-midi. Des policiers sont appelés par un homme qui s’inquiète pour sa compagne, séparée de lui depuis une quinzaine de jours. La femme est hébergée dans le sous-sol du restaurant tenu par son frère. Selon le parquet, elle consomme de la méthamphétamine et sortait le matin même d’une hospitalisation en soins psychiatriques.

L’état de démence signalé par le compagnon n’est pas un détail. Il explique l’urgence de la situation et le recours aux forces de l’ordre.

La descente dans la cave et l’agression au couteau

À l’arrivée des policiers, la femme descend dans la cave où elle loge. Une policière la suit. C’est là que le drame bascule. La policière est brutalement agressée : la femme brandit un couteau de boucher et fait de grands gestes menaçants.

Face à cette attaque, la fonctionnaire utilise son pistolet à impulsion électrique, le fameux Taser. Dans la même foulée, le policier qui se trouvait derrière elle dégaine son arme à feu et tire.

Huit étuis dans l’escalier

Le parquet précise que huit étuis ont été retrouvés dans l’escalier de la cave. Ce détail balistique indique plusieurs tirs. Malgré l’intervention rapide des pompiers, la femme n’a pas pu être réanimée. Son décès est constaté sur place.

La victime, née en 1977, était mère de famille. Son frère, tenancier du restaurant, était présent lors de l’intervention.

Deux enquêtes distinctes sous le feu des projecteurs

Le parquet de Paris a ouvert deux procédures pour faire la lumière sur l’enchaînement des faits. La première vise la femme : elle est mise en cause pour tentative d’homicide au préjudice d’une personne dépositaire de l’autorité publique. Autrement dit, sa tentative d’agression au couteau contre la policière est qualifiée de crime.

La seconde enquête cible cette fois les forces de l’ordre. Elle porte sur des violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort. Cette affaire sensible a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale, l’IGPN. La « police des polices » devra déterminer si l’usage de l’arme à feu était légitime de cave exiguë et d’agression au couteau.

Cette double procédure est classique dans les affaires impliquant des tirs mortels de policiers. Elle permet de vérifier à la fois l’agression subie par la fonctionnaire et la proportionnalité de la riposte armée. Les investigations devront aussi établir si le Taser avait été suffisant ou si le tir au pistolet était nécessaire.


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